Troisième armée qu'Aarklash chronicles met en marche, Les Gobelins du clan Uraken. Le premier qui est toujours en vente est Yakusa le Rebelle.Pour le reste des figurines sorties vous pouvez toujours les retrouver via ce lien:

http://www.aarklash-chronicles.com/products/categories/22/LesGobelinsduclanraken.html

Shogun Uraken

Concept -shogun_uraken

Notes de conception:
Le Shogun Ûraken, nouvelle légende vivante gobeline, est présenté sur un rat géant. La pose du Shogun a été pensée pour dégager une certaine sévérité tout en dominant la scène. Il est installé sur un trône fait des sabres de ces ennemis tombés. Le rat géant, porte un masque de jade massif, ce masque est finement ciselé et rappelle les Shisa de la mythologie d'Okinawa.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

 Geisha

Concept - Geisha

"Les premières lueurs du soleil baignaient le palais du Shogun de nuances rosées et orangées. La Geisha avançait d'un pas feutré sur les planchers finement laqués, faisant glisser silencieusement les panneaux qui séparaient couloirs et pièces. De la pénombre mourante commençaient à provenir les premiers bruits des serviteurs du palais s'éveillant. Elle était entrée au service d'Ûraken trois semaines auparavant. Cette période, elle l'avait mise à profit pour se familiariser tant avec les serviteurs qu'avec les nombreux passages discrets qui leur permettaient de se mouvoir sans déranger les dignitaires du clan.

Lors de la dernière lune, alors qu'elle se tenait silencieuse au plus haut d'une des tours secondaires du palais, un petit messager ailé était venu à sa rencontre. Son ordre lui était parvenu. Son maître jugeait qu'il était grand temps qu'elle passe à l'acte. Pour le bien de la révolution, elle affaiblirait le traître Ûraken en le privant de l'un de ses plus prometteurs Bushis. Depuis la destruction de son village par les forces de Bazûka, elle avait juré la perte du Shogun. Yakûsa l'avait recueillie, formée, entraînée. Son esprit était maintenant ouvert aux préceptes véritables de l'Art de la Guerre.

Elle coulissa doucement le panneau qui fermait les quartiers du Bushi. Ce dernier se retourna en grognant dans son sommeil. Elle fit quelques pas feutrés sur le tatami en direction de sa cible, lorsque soudain, en un éclair, le Bushi s'était redressé. La lame de son katana brandie effleurait le coup de la Geisha. Elle lui sourit d'un sourire tendre et avenant.
" - Seigneur, j'ai été envoyée pour satisfaire à vos besoins."
Un instant passa, le doute se lisait sur le visage du Bushi et doucement un sourire se dessina sur son visage.
Il rengaina la lame de son sabre. D'un geste rapide, il eut défait la ceinture de son kimono qu'il laissa tomber au sol.
La Geisha s'approcha de lui, ses éventails ne laissant plus paraître qu'un regard intense qui fixait le Bushi. Elle l'enlaça langoureusement. Elle soutenait le regard du guerrier qui souriait maintenant à pleines dents. Les mains avides du Bushi parcouraient le corps de la Geisha, et lorsqu'il eut porté entièrement son attention sur les courbes avantageuses de la jeune gobeline, la Geisha frappa. D'un mouvement expert, les lames couvertes de poison de ses éventails s'enfoncèrent dans la nuque du Bushi. Son corps se raidit quelques instants, puis il s'écroula aux pieds de la Geisha.

La volonté de son maître était accomplie."

Notes de conception:
Les Geishas gobelines sont disponibles aux troupes du Shôgun et aux rebelles de Yakûsa. L'inspiration de base vient des Geishas classiques, les traits du visage de la Geisha ont eu pour inspiration le personnage de "Wazabi", afin de personnifier la beauté timide des Geishas au travers des traits d'une gobeline.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Fazek, Maître ninja

Concept -fazek__maitre_ninja

Chapitre 1: HISTOIRE D'UNE CONCEPTION

Tout commença le 13 du mois...ou bien le 23....non je crois que c'est le 33...bref la date est pas si importante que cela,en tout cas y a un 3 dans l'histoire.
Donc, tout commença une nuit où le ciel scintillait de mille éclats. Yllia s'était faite toute belle pour l'occasion, et avait décidée de se montrer à visage découvert.
Dans une sombre ruelle de Klûne, une jeune gobeline portant le doux nom d' « Aurjone » était prête à mettre au monde une magnifique créature. Malheureusement ce dernier n'était pas vraiment le bienvenu.
Et oui, Aurjone, un soir où elle venait de perdre son fiancé, décida d'aller écumer les bars du quartier. Ces endroits étaient très mal fréquentés, surtout à une heure tardive comme celle-ci. Une jeune et jolie gobeline était une proie idéale pour tout les vieux briscards qui trainaient leurs loques dans ces enceintes. La gobeline entra dans un premier bar, il se nommait « Le torché Vif ». Elle s'assit à la première table qu'elle trouva. L'endroit était vraiment sale, enfumé et avait une odeur très peu agréable. Le plancher était rempli de cire, de taches verdâtres et marrons. Le bar en lui-même était dans un piteux état, rempli de gravures du genre « j'ai encore soif » ou « Man-man faur' eveheure ». Des traces de bagarres étaient encrées dans les murs, nul doute que la milice avait dû y intervenir de nombreuses fois. Je vous passe le reste des détails, mais c'était vraiment pas beau à voir.
Aurjone leva le bras et fit un signe à l'espèce de vieux pirate qui tenait la taverne. Il la regarda, cracha sur le comptoir et le frotta avec un genre de peau. Quelques secondes s'écoulèrent puis le cafetier dit:
-Elle veut quoi la petite dame?
Aurjone chuchota quelques mots très discrètement,en gros plus discret tu meurs.
Le pirate n'avait rien compris,d'un ton agacé il reprit la parole;
-Hé la tite dame, tu pourrais pas augmenter d'un ton, on n'est pas dans un temple en l'honneur de Rat ici.
Aurjone était gênée, ses douces joues changèrent de couleurs. Elle posa sa tête entre ses mains et dit:
-Serre-moi ce que tu veux du moment que ce soit fort.
Le Tavernier lui ramena un breuvage d'une couleur qui en aurait dégouté plus d'un, mais pas un gobelin. Une odeur très forte de champignons émanait de la choppe.
-V'là M'dame, une bière de ma cuvée, girolle macéré dans un jus de serpent aromatisé aux herbes de No-dan-Kar. Tu m'en diras des nouvelles!
Les herbes de No-dan-Kar, tout ceci était très vague, inconsciente ou en pleine confiance, Aurjone trempa ses lèvres dans la mixture. Agréablement surprise elle vida la choppe d'un coup.
-Tavernier, remets m'en une.
Ce dernier s'exécuta avec plaisir.
Au bout d'une demi-heure, Aurejone avait consommé la quantité de bières qu'un matelot buvait en une soirée. La jeune et timide gobeline avait perdu toute sa réserve, elle commença à chantonner un air venu de nulle part. Les piliers du bar commencèrent à regarder la demoiselle d'un autre air et entamèrent des parie pour savoir qui la raccompagnerait chez elle.
Le tavernier, qui à son habitude laisse consommer ses clients comme bon leur semble, s'approcha d'Aurejone et lui murmura:
-Hé ma p'tite, y es temps de rentrer, fait pas bon pour toi de rester dans le coin.
Aurjone regarda le tavernier d'un air peu convaincu et lui réclama une autre de ses bières.
-oh oh oh!!! Déjà tu vas me régler ce que tu me dois et pis après tu vas prendre tout ton barda et quitter mon établissement.
Aurjone savait pertinemment qu'elle n'avait pas un Klû en poche. Elle ramassa son baluchon, quitta la table brusquement et se dirigea vers la sortie.
A ce moment même,deux mots retentirent.
-Gazoil, Virnum.
De suite, deux gobelins firent barrage entre Aurejone et la porte de sortie.
Aurejone stoppa net sa course. Malgré son état avancé, la peur jaillit en elle. Que faire?
Le pirate s'avança droit vers elle tout en disant:
-Mais tu comptais prendre la poudre d'escampette comme ça...tu m'as pris pour un gniard? Allez on va....
D'un coup surgit un jeune gobelin qui se plaça aux côtés d'Aurejone.
-Voyons Messieurs, quel manque de savoir vivre. Combien vous doit la demoiselle? ça serait avec plaisir que je m'acquitterai de sa dette.
Le tavernier regarda ce dernier d'un air dépité et amusé et lui répondit.
-Ben....on va dire 13 Klûs....et encore je te fais un prix.
Le jeune Gobelin sortit une bourse de sa veste et jeta les 13 klûs aux pieds du pirate.
-Voleur pour couronner le tout.
Puis il se tourna vers Aurejone et présenta sa main.
-Désolé pour mon manque de courtoisie, je me présente, Xinocki fils de Hackik baron de la Petite Klûne. Puis je vous raccompagner mademoiselle?
Aurejone posa sa main sur celle de Xinocki et lui sourit.
Le pirate ramassa rapidement les pièces, les compta et fit un signe de tête à Gazoil et Virnum qui s'écartèrent.
Aurejone et Xinocki quittèrent la taverne main dans la main en direction de la modeste demeure d'Aurejone.

Malheureusement pour la pauvre gobeline, mais heureusement pour Fazek, Xinocki ne fit pas que de raccompagner la demoiselle. Il passa la nuit dans le lit d'Aurejone.
Et c'est cette fameuse nuit que Fazek fut conçut.

Texte par Pascal Lancel, aka Fazek (oui c'est moi,lol)

Notes de conception:
Les proportions "humaines" du gobelins ne seront pas retenues pour la production de la figurine. Néanmoins, le concept art n'a pas été modifié afin de permettre à son alter ego de s'adonner, si il le souhaite, aux joies du cosplay.

Ronin, Samura Errant 1

Le personnage a été revisité et est maintenant nommé Heihachi Gobiaki (voir plus bas)

Concept -ronin__samura_errant

Petite explication sur ce concept car à la présentation,une question s'est posée. Pourquoi ce Ronin est sur un buffle?Pourquoi pas sur un rat? Voici donc la réponse d'A.Chronicles.

"Pour ce qui est du buffle à la place du rat, nous sommes parti du principe que les 7 samuras sont des Ronins désoeuvrés et hors la loi, vivant dans le plus grand dénuement. L'idée de mettre un buffle était venue dans le but de donner un aspect "paysan" à ce samura... En prenant comme inspiration les buffles d'eau vietnamiens. Dans quelque jours, nous posterons l'histoire sur ce personnage, qui éclaircira un peu plus ce concept art.
Le rat, symbole du divin, est un grand honneur, réservé à travers l'empire aux nobles, et plus le rat géant est immense plus l'honneur de le chevaucher est grand. Pour un gobelin pourchassé par les siens, cela aurait été un non sens."

Ronin, Samura Errant 2

Ronin, samura errant 2

Ronin, Samura Errant 3

Ronin, samura errant 3

Les 7 Ronins

 Myamoto gobushi

Ancien ami proche d'Uraken. Il a été épargné par ce dernier, et a été condamné à l'exil. Son allégeance et son amitié passées pour Uraken l'empêche de rejoindre la rébellion de Yakusa.

Concept - myamoto gobushi

"Les seize élèves étaient rassemblés dans une des nombreuses cours du palais. Le regard dur de ces jeunes gobelins appuyait la rigueur de leur entraînement. Leurs gestes précis et mesurés répétaient inlassablement les mouvements que leur maître leur avaient enseignés. Les sabres fendaient l'air glacé du matin de cette fin d'automne au son de leurs pas sur les graviers. Leur maître, Myamoto Gobushi, était déjà une légende au sein de la jeune école militaire. Il leur faisait face en silence, le visage fermé, assis en tailleur sur le plancher laqué qui bordait la cour. Son regard qui scrutait habituellement le moindre de leurs gestes était aujourd'hui absent. Le maître était perdu dans ses pensées.

Sensei Gobushi ne pouvait s'empêcher de repenser à la conversation agitée qu'il avait eu quelques heures auparavant avec Ûraken. Les deux gobelins étaient des amis de longue date, et l'allégence de Gobushi envers son Shogun était sans limite. Néanmoins, il ne pouvait accepter l'idée que son maître se préparait à prêter allégence au pouvoir corrompu et abject de No-Dan-Kar. Quel honneur pourrait-il y avoir à servir un empereur fantoche comme Izotop. Gobushi se refusait d'agir à l'encontre du Shogun, mais il ne pouvait pas non plus accepter que l'empire corrompe la pureté de leur vision.

Soudain, le tonerre des pas des soldats retentit tout autour de la cour. Un à un, les panneaux coulissèrent et les gardes d'Ûraken prirent position autour de la cour, la lame de leurs lances brandies en direction des élèves. Sensei Gobusi était resté impassible. Derrière lui, le panneau coulissa. Comme un seul gobelin, les élèves se figèrent, prostrés avec un profond respect face au nouvel arrivant. Gobushi se doutait que ce moment arriverait. Il se redressa lentement et se retourna. Ûraken et lui se faisaient face, le regard dur du Shogun contrastait avec la profonde tristesse qui se lisait dans les yeux de Myamoto. Après quelques longs instants, Myamoto mît un genou à terre et puis l'autre. Nul mot n'était nécessaire entre les deux guerriers. Ûraken déchira un pan du kimono du Sensei. Il dégaina un tanto, et lentement, presque cérémonieusement, il coupa la natte de son vieil ami. Les aspirants bushis tremblaient, les dents serrées et les yeux trempés, à la vision de cette scène d'horreur. Leur maître était déshonoré devant eux. Ûraken leva la lame brandie du Tanto, prêt à donner le coup de grâce à celui qui avait un de ses plus fidèles serviteurs depuis le début.

Parmi les seize Bushi, l'un d'eux céda sous la pression de cette infamie. Il saisit son sabre d'entraînement de ses deux mains, et poussant un cri de guerre rageur, chargea le Shogun. Son maître leva le poing. Ce geste arrêta net l'élève qui tomba à genoux.

Ûraken s'arrêta, regardant Myaomoto qui gardait le regard baissé, acceptant le sort décidé par son maître.

- Mon ami, peut être la mort est-elle une injustice que je ne peux t'infliger. L'exil alors."

Notes de conception:
La pose de Myamoto Gobushi est un clin d'oeil à la pose de l'estampe japonaise classique dépictant Musashi Miyamoto. Le personnage de Myamoto Gobushi est assez âgé, nous avons voulu mettre cet élément en avant dans la création du concept art. Il s'agit d'un Sensei, son rôle lorsqu'il était au service d'Ûraken était d'entraîner les aspirants Bushis, ce fait a été une des raisons pour lesquelles nous avons laissé les Boken de l'estampe dans le personnage.
Voici l'estampe originale.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Shichigobi Kato

L'élève de Gobushi qui s'est levé pour le défendre. Après l'exil de son maître, il a été fait prisonnier et a été lourdement châtié pour son geste. Le Shogun dans sa clémence lui a fait couper le bras, et l'a condamné à l'exil.

Concept - shichigobi kato

"Shichigōbi avançait seul sur cette route de campagne déserte. Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis son départ de l'archipel, Klûne était loin derrière lui, les marais de No-Dan-Kar et la cité de Zûog aussi. Il arriverait bientôt aux limites même du plateau du No-Dan-Kar. Depuis sa libération, ses pas le conduisaient droit vers Cadwallon, cette ville mythique qui offre aux gobelins richesses et oubli dans les plaisirs terrestes. Il avait perdu son honneur, son avenir, et s'était vu refuser le privilège d'offrir sa vie au Shogun pour laver son geste. "Sans honneur, un Bushi n'est plus rien... Et à y repenser, il n'avait jamais été consacré comme Bushi." repensa Shichigōbi.

Alors qu'il avançait sans prêter attention aux vents froids de ce début de printemps qui fouettaient son visage à moitié découvert, Shichigōbi repensait à sa captivité, aux tumultes de cette rébellion naissante qui agitait le palais du Shogun, mais surtout à son châtiment. Comment pourrait-il l'oublier? Pour le punir de sa dévotion envers Sensei Gobushi, le Shogun l'avait condamné à l'exil, et pour marquer l'infâmie de son geste, il lui fît couper le bras.

Le jour touchait déjà à sa fin. Shichigōbi continuait d'avancer, pour trouver un endroit moins vulnérable où passer la nuit quand soudain, au détour d'une passe étroite, deux brigands, un gobelin et un humain, se dressèrent face à lui. Au même instant, il entendit des rires dans son dos. Trois autres fripouilles l'avaient pris à revers. Les flancs de roche de part et d'autre du chemin ne lui laissaient aucune issue. Il était pris au piège. De son unique bras, il dégaina son sabre. Son geste provoqua l'hilarité de ses adversaires. Shichigōbi jugea rapidement de ses adversaires et du terrain environnant. La passe était trop étroite pour leur permettre d'attaquer à plusieurs. Fidèle aux enseignements de son maître, Shichigōbi prit une longue respiration, faisant le vide dans son esprit, alors que face à lui le géant Sessair le chargeait, et que dans son dos, il entendit le cri de guerre d'un gobelin au pas de course.

Le barbare fût le premier à porter son attaque. La lame de l'humain ne l'éffleura même pas. Comme un roseau face au vent, il s'était plié afin d'esquiver l'attaque. Shichigōbi vit le gobelin bondir, agrippé à deux mains à une dague mal aiguisée. Le katana fendit l'air et cueillit le gobelin sous la machoire, transperçant le crâne. Shichigōbi roula pour éviter le second coup du barbare. D'un bond, il était dans les airs. La lame de son sabre avait glissé sans peine de la dépouille du gobelin et s'abattit avec la vitesse de l'éclair sur la nuque de l'humain. Ses pieds touchèrent le sol dans une gerbe de sang, alors que la tête du barbare roula un peu plus loin.

Le chef des brigands hurla de colère. Dans son dos, Shichigōbi entendit les deux gobelins prendre la fuite. Il faisait face à son seul adversaire.

Les dents serrées, le brigand fixait Shichigōbi d'un regard noir. Il tira une dague de sa ceinture et la lança avec une précision meurtrière sur le sabreur manchot. D'un mouvement vif, Shichigōbi détourna la tête pour éviter le tir. Le brigand jura. Doucement, Shichigōbi tourna la tête vers son adversaire qui resta bouche bée. Sa dague n'avait pas manqué Shichigōbi, ce dernier l'avait saisie de ses dents. D'un mouvement de nuque sec, Shichigōbi renvoya la dague à son propriétaire, qui l'attrapa à son tour. Avec le front."

Notes de conception:
Ce concept art est un clin d'oeil à Dubei Dao (un seul bras les tua tous), un autre classique des films d'arts martiaux. Néanmoins, nous avons voulu intégrer l'énergie et l'ingéniosité décalée des gobelins dans ce concept art. Mais comme Fang Gang, Shichigōbi Katō voue une dévotion sans limite à son maître, et malgré la perte de son bras part le retrouver dans son exil.

Concept par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Heihachi Gobiaki

Fatigué de la discipline martiale de l'école militaire d'Uraken, cet ancien samura l'a quittée pour profiter des plaisirs de la vie au rythme de son fidèle buffle. Cadeau de villageois dont il a sauvé le fils.

Concept - heihachi gobiaki

"Heihachi dormait profondément, comme à son habitude après une nuit trop arrosée. Une sensation étrangement chaude et gluante sur son visage le tira avec fracas de sa torpeur. Il écarquilla les yeux plus qu'il ne les ouvrit, et découvrit le regard noir de son assaillant, des orbites vides et sans vie. Cette face affreuse était à quelques centimètres seulement du nez du gobelin. Cul par dessus tête, Heihachi avait dû s'écrouler sur quelques tonneaux et passé la nuit dans cette position inconfortable. Le souffle brûlant du monstre lui balayait le visage. Il tenta de saisir son sabre, mais sa main se referma sur le vide. Le sang tapait violemment contre ses tempes. Son esprit était trop embrouillé par l'alcool pour paniquer. Puis soudain, les souvenirs de la veille affluèrent. Heihachi jura!
- Sale bête! Laisse-moi dormir!
La langue rose et mouillée du jeune buffle sortit à nouveau et s'écrasa sur le visage grimaçant d'Heihachi. Il se redraissa dans un fracas de tonneaux renversés et de jurons. Maintenant sur ses pieds, Heihachi ne fixait plus les narines de son nouveau compagnon, et les gros yeux humides du jeune bovin l'implorait de lui accorder un peu d'attention.
- Pffff! Quelques bouteilles d'alcool d'herbes des marais m'auraient suffit! Un buffle!? Qu'est-ce qu'ils veulent que j'en fasse, moi?! souffla Heihachi.

Il était arrivé la veille dans ce village gobelin de l'extrême ouest du plateau du No-Dan-Kar, un endroit reculé où les patrouilles impériales brillent plus par leur absence que par leur habituelle incompétence. Le village avait d'abord semblé désert. Alors qu'il avançait vers le centre du village, un gniard énervant était venu en courant à sa rencontre. Après une brève explication décousue, Heihachi comprit qu'un groupe de brigands avaient enlevé un jeune gobelin, et le tenaient captif dans une grange à l'extrême sud du village. Ils réclamaient que les villageois leur remettent or et nourriture en échange de la vie de l'enfant. Heihachi poussa un long soupir, son dos lui faisait mal, il marchait depuis des jours, et il n'avait aucune envie de se battre. Mais le code d'honneur exigeait qu'il vienne en aide à ces villageois. Même si il avait quitté l'archipel, et n'était plus au service du Shogun, il restait un Samura. "Un Samura vit d'honneur... et d'alcool" pensa sarcastiquement Heihachi.

Le gniard le guida jusqu'à la grange devant laquelle tous les habitants étaient regroupés, anxieux et paniqués. Tous se retournèrent à son arrivée. Des sourires pouvaient se lire sur le visage de ceux qui connaissaient la renommée des guerriers de l'école d'Uraken. Après une brève discussion avec le chef du village, il fut décidé qu'Heihachi entrerait dans la grange sous couvert de l'échange et se chargerait de libérer l'enfant. Il accompagna un petit groupe de gobelins qui lui donnèrent une tenue qui passerait plus inaperçue que son vieux kimono rapiécé. Heihachi réfléchit un instant, les habits aideraient, mais sa natte vendrait la mèche. Jurant à voix basse, il sortit un Tanto et coupa d'un geste vif et résigné le dernier signe distinctif de son ancienne appartenance à l'école Uraken.

Il s'approcha de la grange portant une caisse remplie de breloques. Un carreau d'arbalète se ficha dans le sol à quelques centimètres de lui. Il ne réagit pas. Un instant de réflexion passa
"- Aaah! ne tirez pas! je vous en supplie" cria Heihachi, et jura intérieurement gromellant un chapelet d'insultes.
La porte de la grange s'entrouvrit. Il distingua la silhouette d'un humain, un barbare des plaines à en croire ses tatouages. Heihachi entra dans la pénombre du bâtiment poussiéreux. Un gobelin tenait l'arbalète à la fenêtre, et trois autres se tenaient en retrait près de l'enfant. Cinq adversaires en tout.

Heihachi regretta soudain de ne pas avoir pris son sabre avec. Il tendit la caisse au barbare qui d'un mouvement lourd la saisit. Libéré de ce poids, Heihachi bondit et assaina un coup sur la nuque de l'humain. Alors que le barbare s'écroulait, Heihachi était déjà au milieu des trois gobelins. Son pied vola dans les dents du premier, son poing écrasa le nez du deuxième. Le dernier restait figé par la violence et la rapidité de l'attaque. Le Samura en profita pour ramasser la sandale d'un des brigands et l'envoya droit sur leur chef qui pointait maintenant son arbalète sur Heihachi. Le projectile atterrit au milieu du front du gobelin, le tir fut dévié et le carreau se planta dans le sol entre les jambes du dernier brigand valide."

Notes de conception:
Ce concept présente un des 7 Samuras, Heihachi Gobiaki. Il quitta le service du Shogun pour parcourir librement le continent. Il profite de la vie au gré des pas de son fidèle buffle, cuvant paisiblement son alcool pour noyer sa honte. Rejoindre Myamoto Gobushi lui apporta un nouveau sens à sa vie.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries. 

Kyuzo Miyagobuchi

Ancien exécuteur du Shogun, Kyuzo a été frappé d'infamie lorsqu'il n'a pas pu donner le coup de grâce en une seule fois à un Bushi lavant sa faute par le Seppuku. C'est un personnage sombre et taciturne, mais un véritable maître au maniement du sabre. Il garde précieusement le sabre qu'il a utilisé le jour de son échec.

Concept - kyuzo miyagobuchi

"Kyuzo était sur le point de terminer sa méditation. Le jour s'était couché, et il était temps pour lui de se remettre en route. Kyuzo Miyagobuchi était... avait été l'un des plus proches serviteurs du Shogun Ûraken. Cette simple distinction lui nouait l'estomac à chaque fois qu'il y pensait. Il était immobile, assis en tailleur sous un arbre au tronc torturé et aux branches encore nues de la rudesse de l'hiver. Les vents battaient le plateau du No-Dan-Kar, et même si la nature n'y était pas entièrement inhospitalière, Kyuzo n'avait aucune envie d'être surpris dans son sommeil par les prédateurs de la nuit. Depuis des semaines il errait la nuit sur les terres de l'Empire, se reposant le jour.

Impassible, son regard se perdait dans le vide. Un profond désespoir se lisait sur son visage. En un seul instant, son existence avait basculé. La rébellion, les cris, les batailles rangées dans les corridors du palais du Shogun, les lames s'entrechoquant dans une lutte fratricide. Le fracas s'était tu, et en cet instant, au milieu de la plaine désertique où seul la plainte du vent se faisait entendre, à chaque seconde plus insistante, tel un cri, ces évènements repassaient devant lui. Son regard se fixa sur la lame tordue de son katana posé devant lui. Il s'attarda sur le tranchant éméché, symbole de son échec, de sa disgrâce. Le cri du vent augmentait, la simple plainte devenait de plus en plus présente. Il revoyait le regard dur d'Ûraken alors que les gardes amenaient le traître Yakusa. Il se voyait à la droite de son maître. Le souffle du vent s'était interrompu mais non son chant. Il voyait maintenant sa lame levée, prêt à mettre fin à la vie de son ancien ami, celui avec qui il avait servi et combattu si longtemps pour les idéaux de l'école militaire. Il sentait son coeur se serrer à nouveau. Il revoyait sa lame descendre, il revivait chaque instant comme une éternité, la lame fendant l'air vers la nuque de son co-disciple. Soudain, le hurlement du vent s'était transformé. Kyuzo se releva, ce hurlement n'était pas la plainte du vent. Le cri était maintenant accompagné de bruits de pas. D'après les échos provenant de l'étroite passe qui se trouvait à proximité, il s'agissait de deux gobelins au pas de course.

Kyuzo saisit sa lame et se tenait en garde, prêt à donner la mort à quiconque s'opposerait à lui. Secrètement, il espérait que ses assaillants l'emportent et mettent fin à ses tourments. Soudain, deux brigands gobelins déjà terrorisés firent irruption. A la vision de kyuzo poitant son katana dans leur direction, ils s'arrêtèrent net et se mirent à hurler de plus belle. Tour à tour, ils bondissaient sur place ne sachant si ils devaient rebrousser chemin ou fuir à toutes jambes en se tenant le plus loin possible du guerrier. Kyuzo soupira. Deux vermines qui ne pourraient rien pour assouvir son besoin de néant. Il baissa sa lame et se détourna d'eux."

Notes de conception:
Kyuzo Miyagobuchi était le kaishakunin du Shogun Ûraken, de par sa lame, il avait rendu la justice au nom de son Shogun et l'honneur à ses frères qui l'avaient perdu, jusqu'au jour fatidique où il dût châtier Yakusa alors que la rébellion battait son plein. Il fut disgracié et condamné à l'errance, interdit de se donner la mort. Ce combattant formidable trouvera son salut lorsque ses pas le guideront à la rencontre de Myamoto Gobushi.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Ratsushiro okamoto

Jeune élève de l'école Uraken. Il a été expulsé à cause de sa passion, très gobeline, pour tout ce qui fait boom. Il compense son faible maniement des armes blanches par ses inventions explosives

Concept - Ratsushiro okamoto

"Le jardin était paisible. Le bruit d'une cascade d'eau rythmait ce paradis délicatement entretenu par les serviteurs du Shogun. Le papillon passait paisiblement d'une fleur à l'autre. Sa tâche semblait interminable tant la floraison des cerisiers en ce milieu de printemps était abondante. Tout avait été étudié pour que cet endroit soit un véritable havre de sérénité, dédié à la méditation et l'introspection. Un havre réservé à l'élite de l'école militaire. Les pierres lisses au centre du carré d'arbres étaient vides pourtant en cette fin d'après midi. Alors que le papillon s'apprêtait à se poser sur une nouvelle fleur, une légère brise traversa les branches, le détournant légèrement de sa trajectoire. D'un geste vif, ses ailes d'albâtre délicatement veinées de pigments bleutés battirent instinctivement pour corriger le souffle impromptu.

L'instant d'après, à l'extrémité opposée du palais, une fois passés les quartiers des domestiques, passés les entrepôts, dans une remise en bois grossièrement adossée au lourd mur de pierre de l'enceinte extérieure, un jeune gobelin retint son souffle. Le monde semblait tourner au ralenti alors qu'il fixait, les yeux écarquillés, la fiole qui venait de glisser de l'établi. La chute semblait interminable. Il avait eu tant d'espoir pour sa dernière création. Ratsushiro souhaitait avant tout être enfin accepté par ses pairs et ses instructeurs. Son piètre maniement des armes et son inaptitude chronique à maîtriser les techniques de combats de l'école d'Ûraken avaient fait de lui la risée de sa promotion. Son estomac se nouait alors que le sol semblait monter à la rencontre de la fiole qui peinait à le retrouver. Il avait passé des jours, des semaines enfermé dans cet atelier de fortune malgré les nombreuses réprimandes des Bushis assignés à son entraînement. Le vertige l'envahissait alors que le dénouement inéluctable était proche. Il savait qu'il parviendrait à perfectionner son art et gagner l'approbation même du Shogun lorsqu'il aurait été en mesure de montrer que les inventions de leurs frères de l'Empire pouvaient être utilisées en harmonie avec la rigueur martiale de la doctrine du Shogun. La fiole en touchant enfin le sol éclata, répandant le liquide gras et translucide qu'elle contenait sur la pierre. Ratsushiro retenait son souffle. Un instant passa et bien qu'il comprit qu'il aurait la vie sauve, il ne put s'empêcher de ressentir une profonde déception. Il baissa les épaules et sorti de son abri de bois. Par frustration, il claqua la maigre porte, ébralant l'édifice de fortune. A l'intérieur, un second bruit de verre cassé se fit entendre et le monde bascula. Blanc d'abord, rouge ensuite et finalement le noir absolu vint.

Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis l'incident. Ratsushiro avait été invité à quitter l'école militaire du Shogun dès son réveil. Malgré la violence de l'explosion, il n'avait subi que quelques blessures légères. Il arpentait maintenant difficilement les routes mal entretenues de l'Empire. Son exil l'avait mené à quitter l'archipel. Il avançait sans but, vers l'ouest d'abord, puis peut être le sud. Il connaissait comme tous les gobelins les histoires qui entouraient la fabuleuse cité de Cadwallon. Là sûrement, il trouverait une façon d'exploiter et de perfectionner son art. Son expulsion fut sévère, il ne put choisir d'emporter qu'une seule de ses possessions. Son choix fut alors sans hésitation. Mais après des jours à traîner derrière lui le lourd canon de laiton, il en venait à le regretter. Soudain, il entendit un chant. Une de ces chanson d'ivrognes que l'on peut entendre dans les bouges où l'on sert l'alcool de champignons frelaté. Il se retourna. Venant à sa rencontre, un gobelin, passablement imbibé, brandissant une bouteille opaque et monté sur un jeune buffle, lui souriait à pleines dents.
- "Besoin d'aide, petit ?"

Notes de conception:
Ratsushiro Okamoto est le plus jeune membre des 7 samûras. Expulsé de l'école militaire d'Ûraken pour ses vues contraires à la doctrine, et ses expériences des plus explosives, son chemin croisa d'abord celui d'Heihachi Gobiaki. Finalement ils rejoignirent tous deux la troupe du Sensei Myamoto. Le concept art le montre portant une multitude de munitions explosives différentes. Il est perché sur son canon. Pièce d'artillerie unique et de son propre cru.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Gobōrei Katayama

Le lieutenant de Gobushi, ce fidèle du Dieu Rat a parcouru le continent en solitaire avant que son chemin ne croise celui de Gobushi.

Goborei Katayam

"Goborei se tenait, depuis plusieurs heures, fixe sur les abords de la place, sa flute jouant inlassablement la même mélodie. En cette fin de journée de printemps, le marché battait encore son plein. Les marchands vociféraient pour attirer à eux le badaud. Devant lui, un chariot tiré par un buffle massif fendait péniblement la foule dense. De l'autre côté de la place, une poignée de gardes veillaient à la tranquilité. A quelques mètres du Komuso, la patience d'un vieux marchand était sur le point de rompre. Le vieux gobelin exaspéré fixait le moine d'un regard meurtier. Les dents serrées, le vieillard se décida enfin à faire déguerpir le mendiant. Il s'arma de sa spatule et s'avança d'un pas décidé vers Goborei. Alors qu'il n'avait pas fait trois foulées, le vieux gobelin trébucha sur un sac de farine oublié à même le sol, il s'écrasa violemment tête la première sur l'étal voisin, son menton ceuillant le bord du plateau. L'immense marmitte fumante qui y reposait bascula. Les nouilles et l'eau bouillante éclaboussèrent la fesse du buffle. L'animal, brûlé, mugit. Les gobelins les plus proches du chariot se jetèrent, comme ils le purent, hors de la trajectoire de l'animal lancé dans une course effrénée. Les gardes alertés par le tumulte et les cris, tentèrent une percée vaine, bousculant, à leur tour, étals et passants. La foule compacte fut prise de panique. De tous points, les gobelins tentèrent de fuir le chaos ambiant, chacun courant dans une direction différente. Une large échoppe de fruits fut renversée. Un papillon, dérangé, s'envola. Le contenu de l'étal déversé sur le sol provoqua la chute presque simultanée d'une vingtaine de gobelins.

Au milieu de cette dévastation, Goborei leva la tête, termina son couplet et s'assit. Au travers de son tengai, il observait, sa flute posée sur ses genoux, l'ombre massive du palais du Shogun se détachant du ciel de cette fin d'après midi. Bien que son visage restait impassible, il se sentait envahi par une certaine satisfaction. Car même si il n'était qu'un simple agent de son Dieu, il appréciait être le témoin de l'interconnexion fondamentale de toute chose. Les rouages du destin étaient en branle. Il repensa à ces derniers mois passés à arpenter le continent, des monts zoukoï à Cadwallon, pour exécuter inlassablement cette volonté divine. Les minutes passèrent, Goborei se releva et quitta la place. Au loin, le son d'une explosion retentit."

Notes de conception:
Goborei Katayama est un Komuso, un moine de la vacuité. Il erre sans but apparent, accomplissant la volonté de son Dieu au travers du Chaos.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Kikuchiyo Wannabe

Concept - kikuchiyo wannabe

"Kikuchiyo Wannabe, comme il avait choisi de s'appeler en laissant derrière lui les allées puantes de la petite Klûne et sa vie de triste fripouille cadwë, arptentait les vastes plaines d'Avagddu. Il avait chèrement payé pour se joindre à une caravane marchande faisant route vers l'Empire de No-Dan-Kar. Même pour un combattant de sa qualité, il n'était pas sûr de traverser seul le territoire des Keltois en ces temps troublés. Certes, d'un simple revers de la main, il pourrait fendre les os de ses ennemis. Sa rapidité n'avait d'égal que la précision de ses coups, et sa botte secrète pourrait donner la mort à quiconque aurait la bétise de le menacer. Il avait longtemps été la risée de la troupe de gredins qu'il avait fréquenté dans sa précédente vie, mais il s'était entraîné sans relâche. Absorbant telle l'éponge des marais le savoir ancestral des enseignements de maître Cyanolito-San. Nombreuses furent les railleries des autres fripouilles lorsqu'il attendait fébrilement chaque mois que les nochers lui apportent le nouveau manuscrit du maître. Interminables furent les nuits passées à répéter les coups décrits dans ces parchemins réservés à une élite triée sur le volet. Mais aujourd'hui, il maîtrisait la moindre prise, le moindre coup fatal. D'une simple pression, il savait qu'il pourrait arrêter le coeur du plus imposant des ennemis, et lorsque sa concentration atteignait son sommet, il savait qu'il serait en mesure de fendre chair et métaux sans peine.

Sans la descente inopinée de la Milice sur leur repère, jamais il n'aurait eu le cran de tout quitter et de mettre en marche vers son rêve. Les mots du maître résonaient dans sa tête depuis son départ. "Un voyage de mille lieues commence par un premier repas." Kikuchiyo admirait toute la sagesse qui imprégnait ces mots. Ces phrases étaient tellement profondes et pleines de sens qu'il avait du mal à en cerner toute la richesse cachée, mais il se les répétait sans cesse, méditant sur leurs nombreuses significations, cherchant l'illumination dans les mots de ce maître que même le Shogun Ûraken tenait en haute estime. Il referma le livret. A chaque fois qu'il lisait la fine mention "fièrement imprimé par les presses des frères Rhénium, P.Kl. Cad." qui figurait au bas de la couverture de ses manuscrits, il éprouvait une énorme fierté que sa ville natale de Cadwallon puisse être le réceptacle d'une sagesse séculaire de cette valeur.

Il remit le livret n°8 dans son paquetage, et prit l'un de ses sabres. Il était fier de ces armes mortelles, portées sur les champs de bataille par le maître Cyanolito-San lui même. Ces bâtons de combat avaient été améliorés par le sage en personne. Kikuchiyo n'avait pu s'empêcher de les commander lorsqu'il avait posé le regard sur les gravures de ces armes uniques dans le catalogue que le maître lui avait envoyé gracieusement. Les Ducats qu'il avait payé n'étaient rien en comparaison de la beauté antique de ses armes. Les clous vicieux qui achèveraient ses ennemis étaient une merveille de sagesse guerrière, car comme le disait le maître, "Que le faible surpasse la force, Que le souple surpasse le dur, mais rien ne vaut quelques clous pour terminer le boulot."

Kikuchiyo en avait la certitude, armé des techniques meurtrières enseignées par ce maître de renom, les portes de l'école militaire lui seraient grandes ouvertes, il n'aurait peut être même pas besoin du certificat d'aptitude signé de la main de Cyanolito-San, qu'il avait reçu avec le manuscrit de l'Ultime attaque..."

Notes de conception:
Kikuchiyo Wannabe est originaire de Cadwallon, il y a grandi et appris l'art du combat cadwë. Il sait qu'un bon coup dans le dos de son adversaire aide à faire basculer l'issue d'un combat en sa faveur. Depuis qu'il a découvert les enseignements par correspondance du mystérieux maître Cyanolito-San, son seul but a été de rejoindre les rangs des guerriers du Shogun et d'y briller par sa maîtrise des techniques secrète de son maître. Un évènement soudain lui donna l'impulsion de se lancer à la poursuite de son rêve, et quelque part sur la route, il rejoindra un véritable maître, le Sensei Myamoto.

Concept art par Rodrigo Vega pour Fire Industries.

Concept du groupe

Concept - les_7_samuras